The Scar lab

Comment construire une marque assez intime pour accueillir une femme après une ablation mammaire, et assez ouverte pour grandir ensuite vers le soin du visage et du corps ?

Situation initiale

Scarlab est un institut de beauté du 16e arrondissement de Paris, fondé par Carla Kakoun et Anne Michelson. Le projet naît autour d'un sujet que personne ne traite avec délicatesse : les cicatrices. L'institut les estompe par le tatouage médical, pratique la trichopigmentation, et propose des soins plus intimes encore, comme l'aréole redessinée en trompe-l'œil après une ablation mammaire.

Les fondatrices arrivent chez Glabiste à la naissance de leur marque. Elles ont un nom, une pratique et un lieu à ouvrir, et il leur faut construire tout le reste : un logo, un territoire visuel, un site et une parole de marque.

Le risque du lancement est net. En parlant de cicatrices, la marque pouvait facilement glisser vers les codes de la chirurgie esthétique, ses photos d'avant-après et son vocabulaire clinique. Elle aurait alors installé l'exact contraire du lieu que Carla et Anne voulaient ouvrir, un lieu où l'on vient se reconstruire.

Notre démarche

Le secteur offrait deux réflexes que nous avons choisi de ne pas suivre. D'un côté, les praticiens de dermopigmentation installés dans une démarche médicale qui peut rebuter. De l'autre, les salons de beauté lisses et neutres, qui manquent de différenciation. La clientèle visée, la Parisienne du 16e, entrepreneure ou mère de famille, n'avait besoin ni d'un cabinet ni d'un institut de plus.

Nous avons pris le parti inverse : traiter le corps qui change comme un sujet de poésie visuelle, et non comme un problème à corriger. Cette femme a souvent déjà traversé le froid médical, et ce qu'elle vient chercher ici est un cocon où elle se sent comprise.

Nous avons également structuré l'offre, en la pensant comme une cure à trois niveaux : une cure de la peau, qui estompe la cicatrice ; une cure de la perception de soi, qui construit un pont entre l'histoire de la personne et l'acceptation de son corps ; et une atmosphère enveloppante, qui fait oublier le geste technique. La mission de la marque tenait alors en une ligne : rétablir un rapport positif entre une zone du corps abîmée et le regard que la personne porte sur elle.

Direction prise

Le logo part de la goutte de l'instrument de tatouage, celle qui vient réparer autant qu'elle rappelle la blessure. Elle dessine la contre-forme du S et donne à la marque sa signature.

L'univers visuel est né d'un geste manuel. Nous avons scanné des magazines montrant des morceaux de corps, puis nous les avons déchirés et recollés. Le collage raconte la cicatrice, la violence et la reconstruction, et apporte une esthétique que personne n'attend à cet endroit.

Nous avons aussi écarté les banques d'images, qui auraient ramené la marque vers le salon générique, et organisé un shooting pour construire une imagerie appartenant à l'institut. Les contenus suivent la même logique : des posts qui expliquent les types de cicatrices et les manières de les traiter, dans une écriture soignée qui reste désirable.

Glabiste Services livre un branding complet au lancement : logo, charte graphique, site internet, série de posts de lancement pour les réseaux sociaux et shooting photo.

Résultats

Six ans plus tard, Scarlab reste une adresse de référence, avec un agenda bien rempli et une note de 4,8 sur 5 sur Google. Les clientes arrivent par Instagram et par le bouche-à-oreille, et l'institut a été repéré par la presse féminine, notamment dans L'Officiel, Vogue et Voici.

Surtout, la marque a tenu. Le soin de la cicatrice est une porte d'entrée exigeante et confidentielle, et l'institut a élargi sa pratique aux soins du visage et du corps, puis au sauna infrarouge avec The Sweatlab. L'identité construite au lancement a absorbé cet élargissement sans qu'il soit nécessaire de la refaire.

PARLONS DE VOTRE ENTREPRISE

Amélie Glab

PDG de Glabiste Services
+6 ans d'expérience branding, Marketing 360°
+60 entreprises accompagnées